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Belle cruelle

06/02/2012

Belle cruelle

L’hiver revient en février,

silencieusement,

avec son manteau de neige très blanc

accompagné de sa musette froide miroitante

tous ensemble pour devenir glacial.

Le ciel tombe en pourpre en février

sur les champs nus,

autour ce beau gâteau rouge,

parfois enjolivé de blanc argenté,

un horizon magnifique haut et vaste,

peins de couleurs bleue d’espoir.

La nuit de février couverte d’ étoiles étincelantes

mais des milliers d’étoiles et la Voie lactée

ne brillent pas aussi clair que Vénus

qui fait rêver du Sud.

Les gens partent s’amuser avec leurs skis alpin,

des gens se réjouissent des paysages hivernaux splendides

des gens contemplent la neige derrière les vitres des fenêtres chaudes,

le bon feu de bois rayonne de chaleur dans toute la maison.

Mais des gens, aussi, gelés sous les ponts, dans un coin de rue,

le froid d’en-bas leur monte jusqu’aux os,

Le froid d’en haut tombe sur la tête

bleue, violette,

pluie, brouillard, neige, vent, blottis dans un coin

le corps carmin, le cœur brisé à cessé de battre,

mourir, tant pis ! mourir, c’est fini !

La jeune fille s’enroule cherchant son sommeil,

demain encore une longue journée de travail

puis rentrer seule dans la chambre froide.

Le jeune homme fixe les yeux au plafond

contemple  le temps qui passe à la dérive.

Non, non, pas de femme, enfant, sous et chien

pas d’argent, pas de femme, pourquoi se plaint t-il,

cinq mois coulent en attendant un emploi

Que sera Demain, que sera, que sera… ?

Où est la crise? Quelle crise ? Qui l’ a vu?

Quand encore des gens confirment que

cet endroit est le paradis sur terre

et l’hiver joue son rôle de filtre à la main

les forts, les gagnants bien au chaud,

les faibles, les perdants au cimetière,

Est-ce naturel?

Est-ce bien évident?

©Mathilde Tuyet Tran, France 2012

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