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La réforme Hartz-IV est-elle un Modèle à suivre ? Un modèle économique asocial, « herzlos » !

30/06/2013

La réforme Hartz-IV est-elle un Modèle à suivre ? Un modèle économique asocial, « herzlos » !

© Mathilde Tuyet Tran, France 2013

Quelle: Wirtschaftswoche: Hartz V - Le roi du soleil

Quelle: Wirtschaftswoche: Hartz V – Le roi du soleil de Wolfsburg

10 ans ont passé depuis l’introduction des lois Hartz en République fédérale Allemande, certains auteurs ont commenté la politique Hartz-IV de l’Allemagne à travers de multiples points de vue, sous différents angles.

Les applaudissements que le Premier ministre socialiste Gerhard Schröder (SPD) a eut le courage de mettre en place les lois Hartz I à IV, dont Hartz-IV est la plus populaire, l’application de cette loi aurait sauvé le marché du travail l’Allemagne, à tel point que gouvernement du Premier ministre Mme Angela Merkel (CDU) continue à appliquer cette politique.

Les critiques que la politique Hartz-IV a séparé plus profondément, plus nettement les riches et les pauvres, a condamné des millions de salariés à la pauvreté obligatoire, la misère et le mépris social. À tel point que Mme Merkel a récemment déclaré que, pendant sa campagne électorale pour le 22.09.2013 (les élections du Bundestag – les députés – et Chancellerie – équivalent Premier Ministre), 30.000.000.000€ seront injecté dans l’économie et les aides sociales pour amadouer les pauvres et les laisser respirer un peu, le temps de la campagne électorale. Elle a besoin de chaque voix pour obtenir un troisième mandat, Trente Milliards pour anesthésier plus de la moitié des électeurs ?

À présent, le soit-disant modèle Hartz-IV est également remonté à la surface pour une autre raison, le président français François Hollande, depuis sa visite au congrès du parti SPD à Leipzig le 23.05.2013, laisse entendu que les lois Hartz-IV conviendraient à l’économie française, pour réduire le nombre de chômeurs sur le marché du travail français jusqu’à la fin de cette année.

Il se propage de plus en plus dans l’opinion que, après à peine plus d’un an au pouvoir suprême, le gouvernement du Parti socialiste français, allié aux opportunistes Écolos, est en train d’ouvrir la voie au parti d’extrême-droite (Front National), ainsi, madame Marine Le Pen aurait la possibilité de devenir la première femme présidente dans l’histoire de la France en 2017. Actuellement, beaucoup de gens ont perdu la foi dans les deux partis UMP et PS, seule la finance et une partie de la presse les tiennent encore à bout de bras. Le temps va nous donner une réponse.

À savoir que Peter Hartz, accusé de corruption et d’abus et détournement des fonds, a été condamné le 25.01.2007 par le tribunal de Braunschweig, à deux ans de prisons avec sursis et un amende de 576.000 €. Le scandale « VW-Affaire » a été détecté en 2005. Peter Hartz a du démissionner le 05.08.2005, huit mois après l’introduction des lois Hartz, appliquées jusqu’à ce jour. Peter Hartz aujourd’hui 71, a déclaré devant le tribunal, qu’il vit avec qu’une rente de 25.718 € net par mois, après sa démission.

Deux autres personnes, Klaus Volkert, Chef du syndicat chez VW, et Klaus-Joachim Gebauer ont été eux aussi condamné pour corruption. Klaus Volkert et sa maîtresse brésilienne Adriana Barros ont reçu environ une somme totale de 2.600.000 € de Peter Hartz, pour acheter son consentement dans les projets de Hartz.

Klaus Volkert, assoiffé d’argent, n’était pas content avec son salaire de 200.000€ en 1993, a reçu en plus 1.900.000€ comme prime spéciale de la société pour la période de 1994- 2005 par l’intervention de Peter Hartz, en 1998 il avait un salaire de 440.000€ par an. Il a démissionné le 30.06.2005. Il a été condamné de 2 ans et 9 mois prison ferme, mais il a été libéré après un an et 9 mois en prison (le 02.09.2011).

Klaus-Joachim Gebauer, manager de ressources humains chez VW a été accusé d’abus et détournement de fonds de 1.300.000€ dans l’affaire ensemble avec Hartz et Volkert. Il a été licencié sur place en 2005. Son ancienne maîtresse a encaissé chaque mois 1.900€ pendant des années, sans avoir travaillé. Il a été condamné à un an de prison avec sursis.

Quelle: Neue Rheinische Zeitung, 30.06.2013

Quelle: Neue Rheinische Zeitung, 30.06.2013

Pendant les procès, le procureur du tribunal de Braunschweig a interrogé plusieurs femmes prostituées au sujet des sex-party, les fêtes avec les prostituées dans les hôtels de luxe, les night-club, des vacances accompagnées par des prostituées, les rencontres avec les prostituées dans un appartement loué pour ce but, dans plusieurs lieux, y compris dans les hôtels de luxe à Paris, le tout a été payé avec l’argent de la société VW.

L’affaire n’est pas fini, Adriana Barros, ancienne maîtresse de Klaus Volkert, a été accusée en 2012 devant le tribunal de Wolfsburg d’avoir encaissé 250.000€ de VW sans avoir travaillé pour VW et 100.000€ pour les voyages, hôtels, cours de langue, payés par VW. Le tribunal de Braunschweig, à la demande du procureur, vient de ré-ouvrir le dossier Adriana Barros le 12.02.2013.

Dans quel contexte politique le gouvernement Gerhard Schröder a établi les politiques et les applications de la loi Hartz-IV?

Après une période de discussion avec les partis politiques au Bundestag et le gouvernement fédéral, avec le stress d’attendre la décision du président de la République fédérale d’Allemagne au lendemain des élections dans la Land Nordrhein/Westphalen le 22.05.2005, monsieur Horst Köhler, a annoncé à la télévision le 21.07.2005 sa décision de dissoudre le Parlement sous la direction de Gerhard Schröder et de déterminer simultanément la date des élections nouveau parlement fédéral au 18.09.2005.

En février 2005 la statistique officielle allemande annonce 5.216.000 de chômeurs, C’est alors un taux de 12,6%. La réforme de la politique anti-chômage du gouvernement Schröder appelé « système Hartz-IV » a conduit à de graves conséquences sociales pour la population, conduisant à l’effondrement du marché intérieur. Le parti socialiste SPD a perdu la confiance de la population dans l’état de Rhénanie du Nord – Westphalie, lieu considéré comme le noyau de SPD. Les partis au pouvoir, SPD et les Verts, tenaient seulement 3 des 16 états (ce sont Rheinland – Pfalz, Brandebourg, Mecklembourg – Poméranie occidentale et deux régions Berlin, Bremen) ont perdu la majorité.

Après la défaite électorale dans l’État de Rhénanie-Westphalie le 22.05.2005 Schröder a utilisé le vote de confiance (Vertrauensfrage) le 01.07.2005, il a obtenu 151 voix pour, 296 contre, 148 sans opinion, ainsi Schröder a déposé sa demande de dissolution du 15 ème Bundestag auprès du président Horst Köhler.

C’est alors que la CDU et la CSU ont convenu de nommer madame Angela Merkel comme candidate de choix pour les deux parties en vue des nouvelles élections. C’est la première fois dans l’histoire allemande qu’une femme, jeune, à peine 50 ans, venue de l’ex-Allemagne de l’Est, remporte le poste de Premier ministre, avec 64,9% des votes du parlement allemand le 22.11.2005, elle succède à Schröder en Allemagne.

Pour établir le projet de réforme, le gouvernement Schröder a créé beaucoup d’ organes consultatifs politiques (1). La situation est le problème du chômage en hausse. Le 14.03.2003 Schröder présente ses plans appelés la réforme « Agenda 2010 », dans le but de stimuler la croissance économique et réduire le chômage. Ce programme de réforme a été critiqué par la CDU, CSU, FDP, les syndicats et même de l’aile de gauche du SPD déclarant qu’il détruit les lois protégeant les droits des travailleurs.

Selon les statistiques démographiques publiées en août 2004, l’Allemagne a 82.531.700 citoyens (Statistisches Bundesamt). Dans la tranche d’âge de 15 à 63 ans, il a y donc au moins 55 millions de personnes en âge de travailler.

Les autres statistiques pour 2004 donnent les chiffres officiels comme suit:

26,5 millions de main-d’œuvre (32%  de la population totale de 82 millions, en baisse de 6,5% par rapport à 1994, la main-d’œuvre était à 28,3 millions),

19.812.463 de retraités (Rentenbericht der Bundesregierung in 2005),
4.860.234 personnes au chômage au début de 2005 (Bundesagentur für Arbeit) et
2.910.000 de bénéficiaires de l’aide sociale (Statistisches Bundesamt 19.08.2005).

En mai 2005 le ministre des Finances Hans Eichel annonce une perçue des impôts des trois niveaux fédéral, land(région) et communal, réduite de 446 ou 447 milliards € pour 2006. La réduction est prévue de quelque 54 milliards €, ce déficit augmentera à environ 66,8 milliards € en 2008. En plus, la caisse de pension aura une déficit de 15 milliards € en 2006.

Le président du parti SPD, Franz Müntefering, a promis d’augmenter l’âge de la retraite de 60 à au moins 63 ans, voire à 65 ans, de même les lois pour les assurances de soins aux personnes âgées seront changées.

Avril 2005, Müntefering, nouvel alignement de ce « dit Socialiste », qui déclare que le régime économique capitaliste perçoit seulement «l’homme» sous deux façons: comme un outil du marché du travail, aussi bon-marché que possible, et en même temps comme une machine de consommation, le plus possible.

M. Dieter Hundt, président de l’association des employeurs (Arbeitgeberchefs), et Ludwig Georg Braun, président de la chambre de l’industrie et le commerce allemande (DIHK), exigent que l’âge de la retraite soit reporté à 67 ans avec une pension réduite.

Le chômage en Allemagne a sévèrement touché les jeunes à 30 ans, de la génération née en 1970. Selon les statistiques officielles du gouvernement, le nombre de chômeurs a augmenté de façon continue au fil du temps comme suit:

Janvier 1998:                 4.824.000

Septembre 1998:           3.966.167

Novembre 1998:            3.947.000 (10,2%)

Mai 1999:                      3.999.000

Décembre 2001:            3.964.000

Septembre 2002:           3.943.000

Mars 2003:                    4.610.000

Janvier 2004:                 4.597.000

Janvier 2005:                 5.037.000 (12,1% – l’Ouest 3.266.000 chômeurs, et les

1.771.000 de l’Est)

Février 2005:                 5.216.434 (12,6%)

Dès le 22.02.2002 le gouvernement Schröder met en place un organe consultatif pour établir les réformes du marché du travail (Kommission « Dienstleistungen am Arbeitsmarkt Moderne») sous la direction de Peter Hartz, un haut responsable de la gestion du personnel chez le constructeur automobile Volkswagen (VW), dite Hartz-Commission, et les projets de réformes portent ainsi le nom « projet Hartz » (2).

Le 06.04.2001 Schröder avait souligné: « Ceux qui peuvent mais ne veulent pas travailler, ne peuvent pas compter sur la solidarité de l’aide sociale. Personne n’a le droit à la paresse dans notre société. » (Wer arbeiten kann, aber nicht will, der kann nicht mit Solidarität rechnen… Es gibt kein Recht auf Faulheit in unserer Gesellschaft).

On se rappelle alors du slogan « Arbeit Macht Frei » dans les camps de concentration des nazis (National Socialist) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le lien des roses et des verts (SPD / Grün) offre une solution temporaire au problème en appelant à renforcer les « Mini-jobs » basé sur un revenu de 400€ par mois pour les chômeurs, et le modèle « Je suis ma société » (Ich-AG)  » pour promouvoir un travail soit-disant indépendant, dans ces deux cas ces chômeurs ne sont plus enregistrés dans le statistiques de chômage mais ils vivent largement en dessous du seuil de pauvreté et sans protection sociale.

Les conseillers de Schröder: Hombach, Tacke, Müller quittent leurs postes. Le ministre de l’Économie et du Travail Wolfgang Clement, un politicien incompétent, mais très arrogant du SPD, n’accepte pas de corriger l’injustice dans la loi Hartz-IV qui accuse plusieurs des millions de chômeurs d’être paresseux, ceux qui veulent seulement profiter de prestations de chômage et il demande à renforcer les contrôles contre la fraude et les abus. Les politiciens tels que Friedrich Merz (CDU), Peter Rauen (CDU) ont demandé aussi des mesures rigoureuses pour contrôler les paresseux et les abus.

Avril 2005, Christian Wagner, ministre de la Justice de l’état de Hesse, CDU, exige que les chômeurs de longue date et les drogués doivent porter les menottes électroniques « pour qu’ils retournent à une vie normale », dit-il.

Quels sont les buts principaux des lois Hartz?

Les lois Hartz poursuivent deux objectifs principaux: le premier objectif est d’utiliser tous les recours administratifs disponibles pour obliger les chômeurs à trouver un emploi, second objectif est de réduire les dépenses des organismes gouvernementaux et des organisme d’assurance, d’une part dans le domaine de l’assurance-chômage et l’aide sociale, au maximum.

Ainsi, les lois Hartz n’est pas une direction politique et économique pour créer activement des emplois et stimuler la croissance économique, mais des mesures de pression pour réduire les statistiques administratives utilisées dans des buts politiques, négatifs pour la situation des chômeurs, des faibles, les personnes âgées, les femmes et les enfants dans la société allemande.

Par définition Hartz, qui peut travailler 3 heures par jour, y compris les handicapés et les drogués, doit travailler ou chercher un emploi.

Mais où trouver un emploi?

Les employeurs cherchent et embaucher que les jeunes débutants, en bonne santé, instruits, l’élite bien qualifiée, expérimentée, l’élite des élites, actif, à trente-cinq ans un chercheur de travail est considéré comme vieux (il coûte alors trop cher) !

Les lois Hartz-IV obligent à chaque chômeurs d’accepter n’importe quel travail, les niveaux de capacités et d’éducation ne sont pas pris en compte, surtout les emplois de base, non-qualifié et temporaire, à court terme. En plus, les lois Hartz-IV ont modifié plusieurs protections dans les droits du travail, telles que les lois protégeant les femmes enceintes pendant le temps de travail, le licenciement, les conditions de travail.., de sorte que les employeurs peuvent licencier leurs employés le plus simplement possible, rapide et peu coûteux . Dans le même temps les lois Hartz-IV offrent aux employeurs les allégements fiscaux, les subventions, et augmentent les droits des employeurs.

Lois Hartz sont mises en œuvre à travers quatre étapes:

1. Loi Hartz I, à partir de 01.01.2003, avec pour objectif principal la création de l’agence de gestion de chômage appelé « Arbeitsagentur ».

2. Loi Hartz II, à partir de 01.01.2003, le but principal est de mettre en place les mesures Mini-job, Ich-AG (= Démerden-Sie-Sich-AG), les Ein-Euro-Job (Un-euro-job, un euro pour une heure de travail) et l’ implémentation des agences de l’emploi (Job-Center). Le Mini-job est le travail rémunéré au maximum 400 euros par mois. Ich-AG = « Je suis une boîte» est une subvention allant jusqu’à trois ans, pour que les chômeurs deviennent travailleur indépendant, afin qu’ils sortent de la statistique du chômage.

3. Loi Hartz III, à partir de 01.01.2004, dont le but principal est de changer la structure organisationnelle et déclasser le Ministère du Travail à un niveau inférieur de l’administration, pour devenir l’Agence fédérale du Travail.

4. Loi Hartz IV, à partir de 01.01.2005, le but principal est de réduire les allocations de chômage, de vingt-quatre mois à douze mois, la suppression totale du statut de chômage de longue durée au niveau de demandeurs des aides sociales. Conformément à la loi Hartz-IV, ceux qui ont reçu les allocations de chômage maximales pendant un an, deviennent obligatoirement demandeurs des aides sociales, dont ils reçoivent 345 € par mois (pour l’Allemagne de l’Ouest) et 331 € par mois pour les régions de l’ex Allemagne de l’Est.

L’application des lois Hartz I à IV signifie également la manipulation les statistiques du chômage, une statistique politique la plus importante de tous les types de statistiques.

Ceux qui doivent changer de métiers, doivent suivre les cours de formation sont supprimés dans les statistiques du chômage. Ceux qui sont obligés d’accepter un Mini-emploi (Mini-job) pour 400 € par mois sont supprimés dans les statistiques du chômage.

Ceux qui ne trouvent pas d’un emploi fixe, sont obligés de travailler comme « indépendant » à la tâche, vivotent plutôt mal que mieux en dessous du seuil de la pauvreté, sont supprimés dans les statistiques du chômage.

Les femmes qui ont été « conseillées » de travailler dans les bordels comme prostituées (profession reconnue), se font retirer volontairement de la liste « chercheur de l’emploi » et sont supprimées des statistiques du chômage. Certaines villes comme Bonn, l’ancienne capitale installent des prostimètres sur le trottoirs pour mesurer l’activité des prostituées dans les rues !

Ceux qui ne supportent plus la pression sociale ont quitté l’Allemagne pour s’installer dans d’autres pays, sont bien sûr, supprimés dans les statistiques du chômage. Ainsi, les statistiques du chômage sont devenue en baisse très belle, très réussie. À tel point que cette année, 2013, l’Allemagne cherche même les autistes pour travailler (par exemple, la société SAP veut embaucher 630 autistes, DW.DE le 22.05.2013).

La politique de Hartz-IV, partant du principe que plus de cinq millions de personnes sont au chômage ne sont que cinq millions de fainéants et de fraudeurs des prestations sociales, a fixé les règles très stricte dans l’ examen des demandes et exécuté des mesures de contrôle, tels que « visite surprise » à domicile à tout moment, contrôle directement l’ensemble des comptes personnels à la banque, y compris des épargnes des enfants mineurs, contrôle du linge masculin dans les armoires des femmes, compte des paires de chaussures…

Pour être admissible comme bénéficiaire de Hartz-IV, les gens n’ont pas le droit d’avoir une surface d’habitation de luxe (jusqu’à 25 m² par personne), et si le loyer dépasse 245 euros par mois, le demandeur est obligé de louer une autre habitation moins cher, pas de voiture, pas de chien (avec quoi paie-t-on des impôts et les croquettes pour chien?!), pas d’argent d’épargne, ne vivant pas avec un partenaire qui a son propre revenu, etc …

Les femmes en chômage qui ont travaillé, payé des impôts, et payé des assurances sociales pendant des années, se trouvent « éliminées », parce qu’elle ont commis seulement un « crime »: vivant en couple avec une autre personne, qui a un revenu. Elles n’ont pas le droit de Hartz-IV et sont supprimées de la statistique du chômage.

Le directeur de l’association des locataires allemands, Franz-Georg Rips (Der Deutsche Mieterbund), estime que près de 100.000 personnes ont été forcées de chercher une location moins cher au début de 2005. Ce ne sont que des chiffres préliminaires pour le présent, il y a environ trois millions de chômeurs qui dépassent le pris de location de 245 € par mois.

En mai 2005 la presse allemande a rapporté un cas typique des conséquences de la mise en œuvre de la législation Hartz IV. Le 29.01.2005 le couple Michael Stahl et Monika se suicide par le gaz d’échappement de leur voiture dans les forêts de Berlin, avec leur chien. Monika 42 et Michael 39 ans, laissant une lettre d’adieu ont déclaré la cause de la mort « les réformes Hartz IV nous a éliminé notre avenir. Une vie sans emploi ne mène qu’au vol à la banque ou arracher la nourriture des enfants et des personnes âgées dans les repas gratuits « dits sociaux » !

Le président de l’association de Protection les droits des enfants (Präsident des Kinderschutzbundes) Heinz Hilgers accuse les politiques Hartz IV de maltraitance des enfants. Lorsque la famille, particulièrement les parents, ne reçoivent que des allocations Hartz IV, la pauvreté touche aussi la vie des enfants et des adolescents. Le gouvernement Schröder estime qu’1,2 millions d’enfants n’ont qu’à demander l’aide sociale pour vivre, mais en fait, la politique appliquée Hartz IV a apporté le résultat inverse, environ deux millions d’enfants de moins de quinze ans tombent dans la pauvreté et sont obligés de demander l’aide sociale pour vivre.

Sur le plan de macro-économique les lois Hartz-IV qui ont réduit au maximum les revenus de millions de familles, amènent la peur d’être au chômage dans la population. La baisse des revenus de sept millions de chômeurs, c’est aussi la baisse de consommation de leurs familles sur le marché intérieur. Donc, en fait, la consommation domestique de près de vingt millions de personnes est réduite. La réduction du pouvoir d’achat du marché intérieur signifie aussi une hausse automatique du chômage en retour.

Les chômeurs, demandeurs de Hartz-IV n’ont pas de revenu fiscal, conduisant à la réduction des impôts, moins de consommation, conduisant à la réduction des taxes indirectes perçues sur la consommation, ou quand ils sont malades, conduisant à une augmentation des frais médicaux (médicaments, médecins, hôpitaux), pas de versements dans les caisses des assurances sociales, conduisant à la réduction des recettes publiques pour les fonds sociaux, en particulier les fonds de pension et les fonds soins aux personnes âgées.

D’autre part, les (encore) actifs et la classe moyenne réduisent, par peur de tomber dans Hartz-IV, leur consommation, et changent leurs habitudes de consommation, ils épargnent pour se préparer au pire. Dans de nombreuses grandes villes, les grands magasins et les restaurants ferment l’un après l’autre, changent de propriétaires, qui font changer aussi le visage des centres commerciaux des villes, et ce signe cause encore plus d’anxiété parmi la population. Les prix des logements ont grimpés, tandis que les prix à la consommation ont baissé un peu pendant quelques temps avant de repartir à la hausse .

L’une des principales injustices du Hartz-IV est de ne pas distinguer la contribution des salariés pendant des années, dix ans, vingt ans, trente ans, ceux qui ont payé des impôts et cotisations pendant cette période pour les fonds sociaux se trouvent tout d’un coup appauvri au maximum ou liquidés de toute protection sociale, partagent le même sort que les femmes, les mères célibataires, les personnes handicapées, les malades incurables, les personnes qui n’ont pas encore atteint l’âge fixée de la retraite, les enfants mineurs pauvres, les réfugiés-politiques, ils vivent avec Hartz-IV, ce qu’on appelle « trop peu pour vivre mais trop riche pour mourir. »

La société allemande est une société qui honore la jeunesse et les diplômes. Ceux qui ont perdu leur emploi à quarante ans, n’ont plus beaucoup de chance pour retrouver un emploi, ils sont au chômage de façon permanente, et ils doivent vivre au jour le jour avec les allocations Hartz IV en attendant la retraite ou la fin sur un trottoir comme certains.

Juin 2005, Helmut Rödl, président de la société Auskunftei Creditreform a déclaré les résultats des faillites des entreprises au cours des six premiers mois de 2005 d’après les études de son institutions, il a insisté sur le fait que le niveau de la faillite ne sera pas réduit, au contraire, de nombreuses personnes vont tomber dans la menace de faillite. Juste dans une période de six mois du début de 2005 il y avait 29.000 particuliers officiellement enregistrés dans le registre des faillites, ce qui signifie qu’ils ne peuvent plus payer entièrement rembourser leur dette et le montant de la consommation personnelle, ajouté de 14.700 cas de faillites des travailleurs indépendants, la principale cause est la perte de l’emploi ou pas d’offre.

En attendant, la société a enregistré 130.000 sociétés officiellement en faillite en 2005, un nouveau record. Helmut Rödl a toutefois souligné que ces chiffres ne sont que le pic de la montagne, en fait, l’Allemagne a plus de trois millions de ménages en faillite et chaque mois la liste des faillites a augmenté d’environ 140.000 nouveaux cas. Les marchés de capitaux pour les prêts personnels à la consommation stagne autour de 30.000.000.000€, ils n’ont pas de clients.

Les statistiques officielles en mars 2013 indiquent un nombre de chômeurs de 4.159.177, ce qui équivaut à 9,4% de la population en âge de travailler. En 2012, environ 50% des retraités ne reçoivent qu’une maigre rente de moins de 700 € / mois (DGB, 01/06/2013), tandis que le niveau de «pauvreté» est fixé de 750 € / mois, et en plus Der Spiegel annonce le 27.3.2013 que un sur six Allemands est pauvre, c’est à dire que la pauvreté en Allemagne est de 1,1% en dessous de la moyenne des Européens. En 2005, les statistiques officielles de Statistisches Bundesamt annoncent 10.260 suicides, en 2011 il y aurait 10.144 personnes qui se sont suicidées en Allemagne (si les statistiques ne sont pas été manipulées.). MTT

Quelle: XXL-Info. Pflege & Soziales, Beitrag von  Andreas Klamm-Sabaot

Quelle: XXL-Info. Pflege & Soziales, Beitrag von Andreas Klamm-Sabaot: Hartz 4 est tromperie !

Notes:

1) Un organe consultatif pour le travail, l’éducation et la compétitivité (Bundnis für Arbeit, Ausbildung und Wettbewerbsfähigkeit), un organe consultatif sur la question de la recherche / banque de sang / de spermatozoïdes / biologique reproduction artificielle (nationaler Ethikrat), un organe consultatif de la future armée allemande (Weizsäcker-Kommission zur Zukunft der Bundeswehr), un organe consultatif sur la question des populations invasives en Allemagne (Kommission zur Zuwanderung Sussmuth-nach Deutschland ), un organe consultatif de réformes du marchés du travail (Kommission am Arbeitsmarkt Dienstleistungen Moderne – Hartz-Kommission) et de conseil pour le futur système social (Rurup-Kommission zur Zukunft der Sozialsysteme).

2) La Hartz-commission comprend les membres suivants:

Dr. Peter Hartz, ancien membre de conseil d’administration de Volkswagen AG, Eggert Voscherau, membre de conseil d’administration des sociétés BASF AG, Heinz Fischer, directeur général des ressources humaines à la Deutsche Bank AG, Norbert Bensel, membre du conseil d’administration DaimlerChrysler Services AG et de la société Deutsche Bahn AG, Dr Jobst Fiedler, cabinet de conseil Roland Berger Strategy Consultants, Dr Peter Kraljic, directeur du cabinet de conseil McKinsey & Company, Düsseldorf, Klaus Luft, propriétaire du cabinet Market Access for Technology Services GmbH, Prof. Dr. Werner Jann, professeur à l’Université Potsdam, Prof. Dr. Günther Schmid, professeur du centre de recherche sociale (Wissenschaftszentrum für Sozialforschung), Harald Schartau, fonctionnaire au Ministère du travail, sociale de la Rhénanie-Westphalie, Wilhelm Schickler, président de l’Agence de l’Emploi l’État Hessen, Hans-Eberhard Schleyer, secrétaire général de l’Agence centrale Artisanat Allemagne (Zentralverbandes des Deutschen Handwerks), Wolfgang Tiefensee, maire de Leipzig, Isolde Kunkel-Weber, membre du conseil d’administration du syndicat Verdi, Peter Gasse, directeur du syndicat IG Metall état Nordrhein-Westfalen.

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