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Venez à Villers-Cotterêts: Exposition de photographies « Transport en douceur au Viet Nam » de Mathilde Tuyet Tran en 2014

20/11/2013

 Exposition de photographies

« Transport en douceur au Viet Nam » de

Mathilde Tuyet Tran

à l’Office de Tourisme intercommunale

de Villers-Cotterêts / Forêts de Retz

du samedi 19 avril au vendredi 9 mai 2014.

Une exposition avec des photos en couleurs imprimées sur papier et présentées en mode vidéo sur écran, issues du livre « Viet Nam du Nord au Sud – De Lung Cu à Dat Mui«, récit de voyage de Mathilde Tuyet Tran, publié en France en janvier 2013, 520 pages avec 460 photos imprimées noir et blanc, ISBN 978-2 – 9536096-5-3, aura lieu du 19 avril au 09 mai 2014 dans l’Office de Tourisme de la Ville Villers-Cotterêts, 6 place Aristide Briand – 02600 Villers-Cotterêts.

Les photos ont été choisies pour le sujet Transport en « douceur » au Viet Nam: sur deux roues, trois roues, quatre roues non motorisé et motorisé, à pied, tirer, pousser, pédaler, avec les chevaux, les bœufs, les buffles…

Le vélo, véhicule emblématique dans le transport des armes, du ravitaillement…pendant la guerre anti-américaine de 1954 à 1975, continue d’être un moyen de transport « normal » au Viet Nam.

Avec un vélo, on transporte des charges étonnantes comme les sacs de poubelles à Soc Trang (le Delta du Mékong dans le Sud) ou les tonnes de papier à Ho Chi Minh Ville, ou les cinq enfants riants en nous suivant à la Porte de Thuan An, un lieu chargé d’histoire entre la France et le Viet Nam, ou du charbon à Ha Noi.

À Ha Giang, une ville du Grand Nord, la vie est calme et paisible, pourtant on en parle encore de l’attaque chinoise en 1979. Le marché de Ha Giang déborde de marchandises mais dans les rues autour du marché il ne manque rien, aussi, un vélo, très bien équilibré, transporte un quasi magasin total pour les besoins en vêtements de femmes.

À Tuyen Quang ou à Hue nous sommes ravis de voir un jardinier sur vélo, un vélo couvert de pots des plantes et de fleurs. À Hue, un homme conduit en se balançant avec le poids et la longueur des balais géants, fait main, avec des produits naturels.

À Ha Noi, les vélos transformés en boutique de fleurs coupées, frais, donnent une note romantique à la capitale. Les femmes des villages y emmènent des fleurs, des fruits à vendre en vélos, à pied, avec les balanciers, sur moto…Beaucoup de magasins de fruits, de pâtisseries, de jus de fruits, de desserts sucré…sont faits sur un vélo ou une moto.

Même, quand on n’a pas de vélo, on transporte à pied, comme le très jeune chanteur et ses copains à Hai Phong. Un copain devant pour ramasser les dons, un copain à côté qui pousse les haut-parleurs empilés l’un sur l’autre, un lecteur de CD pour la musique d’accompagnement, et une batterie de voiture pour faire marcher le tout, le chanteur chante avec un microphone en se promenant dans les rues…C’est amusant et touchant à la fois de voir les initiatives pour gagner leurs vie.

Le dos humain, le moyen de transport souvent utilisé à l’extrême nord Vietnam, où il n’y a pas de route sur les montagnes, ou les gens ne possèdent même pas un vélo. En descendant en voiture de la montagne où se trouvait le quartier d’état major du général Vo Nguyen Giap durant la bataille de Dien Bien Phu, j’ai juste le temps d’appuyer sur ma caméra pour avoir LA photo préférée. Une famille, mère et ses enfants, descendent de la montagne pour vendre en ville, Dien Bien Phu, son fagot de bois. La jeune fille porte la charge de bois sur son dos, sa mère porte un enfant, le garçon porte lui aussi son petit frère sur son dos et un enfant porte le sac des vivres au cou qu’il doit tenir avec les deux mains pour ne pas s’étrangler. Il fait froid, à 8°, 9° et ils sont pied nus pour marcher environs 40 kilomètres jusqu’au centre ville.

Une autre image qu’on rencontre souvent au Viet Nam aussi est le transport des cochons à destination du marché. Après les volailles et le bœuf, la viande de porc est en troisième rang des préférences.

Pour les marchandises très lourdes qui doivent être acheminées assez loin, on utilise une genre de tricycle (xe ba gac) motorisé ou à pédales, parfois aidé par un motocycliste poussant d’un pied en roulant à côté, ou encore, des chariots tirés par les chevaux, les bœufs, les buffles…

Les cyclo-pousses sont aussi un moyen de transport pour les marchandises lourdes et encombrantes, et quand on ne peut plus pédaler (dans les montées), on pousse à la main. Si le chargement gêne la visibilité, le « conducteur » se lève de temps à autre pour regarder devant puis redescend pédaler « à l’aveugle » !

À Ho Chi Minh Ville, les femmes, après avoir fait les courses dans les marchés CO-OP, ne s’occupent pas du transport de leurs achats. Il y a souvent une brigade d’homme en bleu qui chargent tout sur leur motocyclettes pour livrer à domicile. Une fois, deux sacs lourds dans les mains, un homme en bleu me propose son service pour m’emmener y compris les sacs à l’hôtel. Je lui offre l’équivalent d’un euro, il est content.

Sur l’eau, très présente au sud du pays, il existe un parallèle avec la route qui va du « panier rond  » à une rame ou du petit canot mu bien souvent par une seule femme, avec les bras, ou les pieds (très spectaculaire), au cargot de haute mer sur les fleuves immenses. Entre les deux, on trouve le sampan motorisés par toutes sortes de « bricolages » – moteurs de voitures prolongés par une perche avec une hélice (très pratiques a nettoyer quand les algues bloquent l’hélice ou dans les eaux peu profondes), moteurs de bateaux restaurés, sur les plages de sables ou sur les trottoirs, des dizaines de fois.

En route, du Nord au Sud, nous avons de centaines de petites histoires à raconter sur les modes de transport au Viet Nam. Certes, le peuple vietnamien comme tous les autres a ses points faibles mais dans ses points forts, on est assuré de savoir qu’il est très laborieux, qu’il fait tous les efforts, se donnent beaucoup de mal pour gagner leurs vies dignement. De plus, il y a une très grande entraide, comme par exemple lorsque parfois un chargement tombe malencontreusement sur la route, il y a toujours quelqu’un pour aider à remettre le chargement correctement en place. MTT 2013

Photo du livre "Viet Nam du Nord au Sud - De Lung Cu à Dat Mui", récit de voyage de Mathilde Tuyet Tran, ISBN 978-2-9536096-5-3

Photo du livre « Viet Nam du Nord au Sud – De Lung Cu à Dat Mui », récit de voyage de Mathilde Tuyet Tran, ISBN 978-2-9536096-5-3 – France 2013

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